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Chalvin baptise cinq styles de management et précise qu'il n'y a pas de style idéal : tous les cinq sont efficaces et le bon manager saura choisir l'un de ces comportements en fonction des circonstances.

Nous sommes bien proches déjà du management situationnel, mais s'il n'y a pas de style idéal, chaque style poussé à l'excès devient inefficace.

L'Organisateur

Il définit avec précision les fonction et les objectifs de ses collaborateurs afin que chacun sache toujours quoi faire. Peu porté sur la relation, il aime que ses équipiers soient indépendants, dans le cadre de procédures rigoureuses. Poussé à l'excès, ce style devient le style Bureaucrate.

Le Participatif

Il se sent membre d'une équipe au sein de laquelle tous sont solidaires. Il privilégie la relation et estime qu'un lieu où l'on passe huit heures par jour doit être une source d'épanouissement pour chacun. L'excès de ce style consisterait à négliger la réa­lisation de la tâche au profit exclusif du maintien de relations agréables. Chalvin nomme ce style Démagogue.

L'Entreprenant

Il estime que son rôle consiste sur­tout à diriger et à donner des instructions, sans jamais hésiter à payer de sa personne. Ses collaborateurs sont sensibles à son charisme et apprécient qu'il sache le cas échéant se battre pour eux. Mais attention : s'il n'y prend garde, il risque de devenir Autocrate,, de tout balayer sur son passage et de se retrouver bien seul.

Le Réaliste

Il est un partisan de la négociation mesurée, tant avec ses collaborateurs qu'avec sa propre hiérarchie. Il n'a pas de véritable principe en matière de management et se laisse le temps de réfléchir, soit seul, soit avec ses équipiers. On l'apprécie pour sa prudence mais on ne lui pardonnerait certainement pas de devenir Opportuniste à force de réalisme.

Le Maximaliste

Il très centré à la fois sur la tâche et sur les relations, semble infatigable, toujours au four et au moulin. Il a probablement des capacités personnelles hors du commun qui lui permettent «d'abattre un boulot monstre» tout en restant attentif aux problèmes de ses collaborateurs. Mais justement, tout le monde n'a peut-être pas la même compétence ou le même engagement et sa déception risque d'être grande quand, se retournant, il s'aperçoit qu'il est seul, qu'on ne l'a pas suivi et qu'il s'est comporté en Utopiste.

 

Le message de Chalvin est clair : il n'y a pas de style idéal, il convient d'adapter son comportement à la situation qui se présente.

 

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